Nabucco choeur "va pensièro" Scala de Milan par richardvallouise

Va, pensiero, sull'ali dorate ;

Va, ti posa sui clivi, sui colli,

Ove olezzano tepide e molli

L'aure dolci del suolo natal !

Del Giordano le rive saluta,

Di Sionne le torri atterrate...

Oh mia patria sì bella e perduta !

O membranza sì cara e fatal !

Arpa d'or dei fatidici vati,

Perché muta dal salice pendi ?

Le memorie nel petto raccendi,

Ci favella del tempo che fu !

O simile di Solima ai fati

Traggi un suono di crudo lamento,

O t'ispiri il Signore un concento

Che ne infonda al patire virtù !

 

Va, pensée, sur tes ailes dorées ;

Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,

Où embaument, tièdes et suaves,

Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,

Les tours abattues de Sion ...

Oh ma patrie si belle et perdue !

Ô souvenir si cher et funeste !

Harpe d'or des devins fatidiques,

Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?

Rallume les souvenirs dans le cœur,

Parle-nous du temps passé !

Ô semblable au destin de Solime

Joue le son d'une cruelle lamentation

Ô que le Seigneur t'inspire une harmonie

Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

 

(Solime = nom grec de Jérusalem)

En 1982, Pierre Delanoë et Claude Lemesle écrivent sur cet air les paroles d'une chanson qu'interprétera Nana Mouskouri : Je chante avec toi, Liberté.

Le 12 mars dernier, à Rome, l'Italie célébrait le 150e anniversaire de son unification. Juste avant la représentation de Nabucco, à laquelle assistait Berlusconi, le maire de Rome est monté sur scène pour dénoncer les coupes sombres du budget de la culture. Il s'est ensuite "passé quelque chose" pendant le Va, pensiero, d'après le chef d'orchestre, au point que les journaux titrent "Berlusconi renversé par Verdi"